La campagne nationale de sensibilisation à la maladie d’Alzheimer : Ouvrez votre esprit !

La campagne nationale de sensibilisation à la maladie d’Alzheimer s’ouvre aujourd’hui et pour tout le mois de janvier. Le thème  « Oui. Je vis avec l’Alzheimer. Laissez-moi vous aider à comprendre », permet à la Société Alzheimer Rive-Sud et les 19 autres Sociétés Alzheimer régionales de rappeler à tous que chaque personne atteinte est une personne à part entière qui fait partie intégrante de la société. Une personne ne se limite pas à la maladie. Elle est la même personne avant et après avoir reçu son diagnostic. Ce sont des êtres humains qui ont besoin de contact humain, de compassion et d’amitié et il nous appartient à toutes et tous de se responsabiliser devant la maladie afin de mieux les soutenir, avec dignité et respect.

En effet, malgré une plus grande sensibilisation du public à l’égard de la maladie d’Alzheimer, la stigmatisation et les discriminations sont quelques-uns des obstacles les plus importants auxquels doivent faire face les personnes atteintes de troubles cognitifs et leurs familles. Les personnes vivant avec l’Alzheimer se sentent parfois exclues ou traitées différemment à cause de la maladie. Cela va jusqu’à ne pas consulter pour avoir un diagnostic, ne pas chercher de l’aide à la stimulation ou du soutien et surtout ne pas dévoiler la maladie à leur entourage.

Les réactions négatives émanant d’amis, de membres de la famille et de professionnels peuvent avoir un impact sur le bien-être de la personne ainsi que sur sa capacité à gérer les changements qu’entraîne l’Alzheimer. La vie continue après avoir reçu un diagnostic d’Alzheimer et il est possible de continuer à maintenir une qualité de vie en vivant avec la maladie. Avec une aide adéquate et du soutien, les personnes vivant avec l’Alzheimer peuvent continuer à faire les choses qu’elles aiment et rester actives au sein de leur communauté et ce, pendant de nombreuses années.

« Ma conjointe a été diagnostiquée à l’âge de 81 ans.  Elle demeure un maillon fort de notre couple et de notre famille tricotée serrée.  Je m’appelle Adrienne. »  Adrienne et d’autres personnes invitent les Québécoises et les Québécois à écouter leurs histoires inspirantes et à suivre quelques pistes qui les aideront à être ouvert et tolérant à l’égard des personnes vivant avec l’Alzheimer.

La campagne invite toutes les personnes touchées de près ou de loin par la maladie d’Alzheimer à ouvrir le débat, à lancer des discussions, à percevoir la maladie différemment pour dorénavant, ouvrir son esprit afin de se responsabiliser devant la maladie. Il est temps de transformer le jugement en compassion et les hypothèses en compréhension.

Pour partager vos histoire et opinions, n’hésitez pas à vous rendre sur la page Facebook et Twitter de la FQSA ainsi que sur les pages de la campagne nationale. Utilisez également le mot-clic #jevisaveclalzheimer et #ouvrezvotreesprit.

Faits saillants des résultats de l’enquête nationale Léger sur la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer

Pour lancer la campagne nationale, une enquête menée par la firme Leger, qui a interrogé en ligne 1500 Canadiens âgés de 18 à 65 ans issus de toutes les provinces, a révélé que 46 % des répondants éprouveraient un sentiment de honte ou d’embarras s’ils avaient la maladie d’Alzheimer, tandis que 61 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles auraient à faire face à une forme ou une autre de discrimination. L’enquête a également démontré qu’un Canadien sur quatre estime que ses amis et les membres de sa famille l’éviteraient s’il recevait un diagnostic d’Alzheimer. Finalement, et c’est révélateur, seuls 5 % des Canadiens s’informeraient davantage sur ce trouble si un membre de leur famille, un ami ou un collègue recevait un tel diagnostic.

Conclusions supplémentaires de l’enquête

 Les Canadiens estiment probable que les personnes vivant avec l’Alzheimer ou une autre forme de trouble cognitif puissent :

  • être ignorées ou rejetées (58 %);
  • être exploitées d’une manière ou d’une autre (57 %);
  • éprouver des difficultés à évaluer les services ou les soutiens adéquats (56 %); et
  • craindre ou se heurter à la méfiance ou la suspicion (37 %).

 Autres faits saillants

  •  56 % des Canadiens se sont dits inquiets d’être touchés par l’Alzheimer.
  • La préoccupation la plus importante est la crainte d’être un fardeau pour les autres, la perte d’indépendance et l’incapacité de reconnaître les membres de sa famille et ses amis.
  • Seuls 39 % des répondants ont indiqué qu’ils proposeraient leur soutien aux familles ou aux amis qui étaient ouverts quant à leur diagnostic.
  • Trois Canadiens sur 10 (30 %) admettent faire des blagues liées à l’Alzheimer.

Adrienne, ainsi que les nombreux ambassadeurs régionaux de la campagne nationale provenant des Sociétés Alzheimer à travers le Québec invitent tous les Québécois touchés de près ou de loin par la maladie d’Alzheimer à visiter le site Internet de leur région ainsi que le site officiel national de la campagne, jevisaveclalzheimer.ca afin:

  • d’obtenir l’intégralité de l’enquête Léger;
  • de lire les histoires inspirantes des ambassadeurs de la campagne nationale;
  • de trouver des conseils sur la manière d’être plus empathiques envers les personnes atteintes;
  • de répondre à des questionnaires qui leur permettront de tester leurs connaissances;
  • de trouver d’autres ressources pour agir contre la stigmatisation et mieux s’informer au sujet de la maladie.